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L’Allée

Fardée et peinte comme au temps des bergeries,
Frêle parmi les nœuds énormes de rubans,
Elle passe, sous les ramures assombries,
Dans l’allée où verdit la mousse des vieux bancs,
Avec mille façons et mille afféteries
Qu’on garde d’ordinaire aux perruches chéries.
Sa longue robe à queue est bleue, et l’éventail
Qu’elle froisse en ses doigts fluets aux larges bagues
S’égaie un des sujets érotiques, si vagues
Qu’elle sourit, tout en rêvant, à maint détail.
— Blonde en somme. Le nez mignon avec la bouche
Incarnadine, grasse, et divine d’orgueil
Inconscient. — D’ailleurs plus fine que la mouche
Qui ravive l’éclat un peu niais de l’œil.

Paul Verlaine, Fêtes Galantes

Les illustrations

L’Allée de Paul Verlaine dans Fêtes Galantes - Peinture de Vincent van Gogh - Allée au jardin du Luxembourg - 1886
L’Allée de Paul Verlaine dans Fêtes Galantes - Peinture de Vincent van Gogh - Allée au jardin du Luxembourg - 1886
Paul Verlaine - Peinture de Frédéric Bazille - Portrait de Paul Verlaine comme un troubadour - 1868
Paul Verlaine - Peinture de Frédéric Bazille - Portrait de Paul Verlaine comme un troubadour - 1868

Le pdf

Le pdf du poème L’Allée de Paul Verlaine et du recueil Fêtes Galantes seront bientôt disponible.

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